Cliquez pour une autre carte plus agranditProjet : A l'initiative de l'Église Josué de Guebwiller, des intercesseurs entreprennent une « Marche d'Intercession » de Lyon à Marseille. Afin de rechercher et de marcher sur les antiques sentiers de nos Pères et de nos Mères. Afin de nous saisir de cet héritage qui nous tend les bras, et de nous envoler vers notre futur.

 

Itinéraire : De Lyon à Marseille.

 

Dates : Du 9 avril au 16 avril.

 

 

Vision : Ces vallées ont vue la manifestation puissante du royaume de Dieu pendant des décennies. Cela a commencé dès les premiers siècles du christianisme, alors que l'empire romain arrivait à sa pleine expansion. Ces routes, les « Via » ont été parcourues par des témoins de la puissance et de l'amour de Dieu manifestés en Jésus. Ainsi, la vallée du Rhône a vu l'Evangile se propager du Sud au nord par la via Agrippa.  Plus tard, cela fut du nord au sud durant la Réforme du 15èmeau 17 et jusqu'au 20ème siècle. Sans oublié ceux qui « naquirent spontanément »  Valdo de Lyon, au 12ème siècle, qui a désiré Christ et Christ seul, et qui fut un des premiers à traduire des parties de la Bible dans la langue du peuple et tous ceux qui s'éveillèrent sous l'impulsion de l'Esprit, dans le Dauphine, dans le Vivarais, en Provence et en Ardèche. Aujourd'hui combien connaissent encore leurs noms et leurs actes ? Il semblerait presque qu'ils n'ont été que rêve. Car leur influence fut si forte que bien des persécutions et bien des croisades furent menés à leur encontre afin de les faire taire si définitivement que le souvenir même de leurs actions se devait d'être effacé.

 

Mais si la mémoire des hommes peut faillir, il en est existe d'autres qui sont toujours vivantes. Elles nous disent que la vie produit la vie et que là où les grains de blé sont tombés en terre, la semence refleurira. Aujourd'hui nous voulons retrouver ce « feu » qui animait ces hommes et femmes qui ont semé au prix de leur vie. Nous voulons- redécouvrir l'esprit de sacrifice qu'ils les animaient. Ils ont marché sur cette terre sans se taire. Ces héros sont des lumières que Dieu a vivifiés par sa miséricorde et pour sa gloire. Aujourd'hui nous pouvons être leur voix, nous pouvons être leur cri alors ne nous taisons pas car si nous nous taisons ce sont les pierres qui crieront.

 

Si on ne voudrait passer par tous les lieux où l'Évangile, s'est enraciné au travers de ses vies consacrées, une vie ne suffirait pas. Cette terre est riche, si riche…… car un amour profond et puissant a animé ces pères et ces mères qui aujourd'hui attendent de voir leur héritage revenir la vie, ils attendent avec espoir car, ils ont vaincu ! Oui, ils ont vaincu ! En effet, ils sont morts mais ils ont vaincu et ils attendent que nous nous saisissions de leur victoire afin qu'elle devienne nôtre. Apocalypse 12:11 : « Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort. »

 

Aujourd'hui, retentit encore l'appel que reçut Esaïe, 8 « J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi ». Cet appel n'est pas pour la vengeance mais au contraire pour l'amour et la grâce. Le seul vecteur possible pour la sanctification, pour l'embellissement, pour la création, pour une renaissance, est l'amour. Et c'est, cet amour, que nous voulons semer tout à nouveau dans ses vallées, sur ces collines, au gré des courants d'eau, à travers ces villes. Nous voulons annoncer à cette terre que des temps nouveaux viennent, des temps qui puisent dans le passé force et vigueur. Nous voulons annoncer à cette terre qu'elle a du prix, que l'espoir existe.

 

Quand aujourd'hui on demande quel est le plus grand commandement, on nous répond selon Marc 12 :29-34 : « Jésus répondit: Voici le premier: Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur; et: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. Le scribe lui dit: Bien, maître; tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu'il n'y en a point d'autre que lui, et que l'aimer de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c'est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus, voyant qu'il avait répondu avec intelligence, lui dit: Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n'osa plus lui proposer des questions. »

 

Je crois que c'est à cela que nous sommes appelés à vivre. Aimer Dieu, vivre sa présence dans l'adoration, mais aussi aimer l'âme de notre nation, l'aimer avec passion, l'aimer sans condamner, l'aimer sans juger, aimer suffisamment pour continuer à espérer et croire en elle. Oui nous voulons aimer notre terre, car il est bien difficile d'aimer les nations qui nous entourent si nous avons du mal à aimer notre propre nation.

Et alors, que nous allons aller vers le sud, nous voulons aussi prononcer les paroles de vie sur cette terre au-delà de la mer : Algérie Tunisie Maroc Égypte Israël Liban, Tchad……. Marseille porte de France mais aussi porte vers l'Afrique. Marseille d'où tant de personnes sont partis vers l'Afrique mais aussi sont venus de l'Afrique. Et c'est tout près de Marseille, en 1947, que l'Exodus, ce navire qui devait ramener des juifs en Israël, fit une longue halte à Port-de-Bouc. C'est, au travers de la compassion des personnes qui vivaient autour de ce petit port pour ces survivants juifs du nazisme, que la nation de France se prit de compassion pour les juifs qui cherchaient une terre, mais pas n'importe quelle terre, la leur. C'est peut-être là que s'est gagné une des batailles qui a permis la création d'Israël en 1948. Il y a tout juste 60. Nous voulons nous aimer nous-mêmes, mais aussi nos prochains et ce Sud commence tout près de chez nous. Ce sud passe aussi par l'Espagne ou l'Italie, et va au-delà des mers.

Pour autant, et même si cela peut déjà sembler, ambitieux impossible,…. cela n'est pas suffisant d'aimer notre prochain comme soi-même…… cela n'est pas suffisant…. Peu de temps avant de partir pour le sacrifice ultime, Jésus nous laissa un commandement nouveau……et ce commandement n'est pas d'aimer son prochain comme soi-même mais de l'aimer comme lui nous aime. Jean 13 :34 « Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Non pas comme nous-mêmes mais comme lui. Notre mesure n'est pas suffisante, car c'est une mesure d'homme ! La seule qui soit acceptable par le Père, c'est la mesure du Fils « comme moi je vous ai aimé »….  Alors nous voulons commencer à aimer ces nations comme le Père, comme Christ, et comme le Saint-Esprit les aiment, aimer ces terres, cette création comme eux…… passionnément.

Cette marche ne nécessite pas de « condition spirituelle spéciale », mais de l'Amour, de la Foi, de l'Espérance, de la persévérance, de la résistance et une certaine capacité à durer dans l'effort d'intercession. Il est important de ne pas se relâcher, de rester « affuté », tout en « demeurant » dans le repos. Il est important « d'être la manifestation de la Parole de Dieu » et de se tenir sur la brèche non pas pour nous, mais pour les nations avec compassion, avec indulgence. Non pour condamner, mais pour embellir, non pas avec notre perception des évènements mais en étant recouvert du même manteau de sacrificateur qui couvrait Jésus et qui nous invite à répandre sa Grâce avec cette vision qui va au-delà des apparences et qui voit la beauté créée. Cette vision qui engendre la vie, l'obéissance et le sacrifice, selon Hébreux 4 : 7 à 5 : 10.

« Dieu fixe de nouveau un jour - aujourd'hui - en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs. Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d'un autre jour. Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. Et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple. Nul ne s'attribue cette dignité, s'il n'est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ! Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek. C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel, Dieu l'ayant déclaré souverain sacrificateur selon l'ordre de Melchisédek. »